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RÉSEAU ALIMENTAIRE D’UN OCÉAN TROPICAL
Dans les océans tropicaux, les eaux chaudes abritent une grande diversité d’êtres vivants. Des organismes microscopiques du plancton aux grands poissons, tortues, requins et mammifères marins, tous sont reliés par des relations alimentaires. L’ensemble de ces relations constitue un réseau alimentaire.
Comment lire les flèches ?
Sur la planche, la flèche signifie « est mangé par ». Elle part donc de l’organisme consommé et se dirige vers son prédateur.
Une même espèce peut consommer plusieurs types de proies et être elle-même mangée par différents prédateurs. C’est pourquoi les chaînes alimentaires s’entrecroisent pour former un réseau.
Le phytoplancton : le point de départ
Dans les eaux superficielles éclairées vit le phytoplancton, constitué d’organismes microscopiques capables de réaliser la photosynthèse.
Grâce à l’énergie solaire, ils produisent leur matière organique à partir de substances minérales. Ils constituent ainsi l’un des principaux points de départ des réseaux alimentaires océaniques.
Du plancton aux petits animaux
Le phytoplancton est consommé par le zooplancton, qui rassemble de très nombreux petits animaux et organismes microscopiques.
À leur tour, le zooplancton et les petits crustacés sont consommés par des poissons, des méduses et d’autres animaux. Les petits poissons occupent ainsi une position importante : ils permettent le transfert de matière et d’énergie vers des prédateurs plus grands.
Poissons et calmars : des maillons intermédiaires
Les poissons de taille moyenne se nourrissent notamment de poissons plus petits et d’invertébrés. Ils peuvent ensuite devenir les proies de grands prédateurs.
Les calmars sont eux-mêmes des prédateurs, mais constituent également une nourriture importante pour de nombreux poissons et mammifères marins. Le cachalot, par exemple, se nourrit principalement de céphalopodes qu’il recherche parfois à grande profondeur.
La tortue marine
Selon les espèces et leur âge, les tortues marines ont des régimes alimentaires différents. Certaines consomment des végétaux marins, d’autres des mollusques, des crustacés ou des méduses.
Elles occupent donc des positions variables dans les réseaux alimentaires. Les grandes tortues peuvent elles-mêmes être attaquées par certains grands requins.
Les grands prédateurs
Les grands requins occupent généralement les niveaux supérieurs du réseau alimentaire. Ils peuvent consommer des poissons, des tortues et de nombreux autres animaux marins.
Ces prédateurs contribuent à réguler les populations de leurs proies. Leur disparition ou leur raréfaction peut donc modifier l’équilibre de nombreuses relations alimentaires.
Un milieu très riche, mais pas partout également productif
Les océans tropicaux possèdent une grande diversité d’espèces, notamment autour des récifs coralliens et dans les régions côtières.
Pourtant, les eaux tropicales du large sont souvent relativement pauvres en substances minérales nutritives. La chaleur maintient des couches d’eau qui se mélangent peu avec les eaux profondes, plus riches en nutriments. Le phytoplancton peut donc y être moins abondant que dans certaines eaux froides ou dans les régions où des eaux profondes remontent vers la surface.
À retenir
L’énergie qui alimente le réseau provient initialement, pour une large part, de la lumière solaire captée par les organismes producteurs photosynthétiques.
Elle est ensuite transférée entre les organismes :
phytoplancton → zooplancton → petits poissons et invertébrés → poissons prédateurs → grands prédateurs.
Cette succession n’est cependant qu’un modèle simplifié. Dans un véritable océan tropical, les relations alimentaires sont extrêmement nombreuses et forment un réseau trophique complexe et changeant.
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