Les calcaires oolithiques sont des roches sédimentaires constituées de petites sphères calcaires appelées oolithes, généralement comprises entre 0,2 et 2 mm de diamètre. Chaque oolithe est formée par l'accumulation de fines couches concentriques de carbonate de calcium autour d'un noyau, qui peut être un grain de sable, un fragment de coquille ou un débris fossile.
Ces structures se développent dans des mers peu profondes, chaudes, claires et constamment agitées. Les vagues et les courants maintiennent les grains en mouvement, permettant la précipitation progressive de carbonate de calcium autour de leur noyau. Après leur dépôt sur le fond marin, les oolithes sont compactées puis cimentées au cours de la diagenèse pour former un calcaire oolithique.
Cette roche est essentiellement constituée de calcite, parfois d'aragonite dans les dépôts récents. Elle renferme fréquemment des fragments de coquilles, de coraux, de crinoïdes ou de foraminifères, témoins de son origine marine.
Les calcaires oolithiques sont particulièrement abondants dans les terrains du Jurassique et du Crétacé. En France, ils affleurent notamment en Bourgogne, dans le Jura, le Bassin parisien, les Causses et certaines régions alpines. Faciles à extraire et à tailler, ils sont exploités depuis des siècles comme pierres de construction et de sculpture. Leur porosité en fait également d'excellents réservoirs pour les eaux souterraines et certains hydrocarbures.