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Blob dans son environnement naturel (sous l'écorce d'un hêtre mort)

Blob dans son environnement naturel (sous l'écorce d'un hêtre mort) - gryphea.com
Type : Photographie
Référence : H 2522a
Auteur : Hervé Conge
Edition et PresseNumérique et Internet

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Le Blob

Le « blob », désigné sous le nom de Physarum polycephalum, appartient aux myxomycètes, aujourd’hui rattachés aux protistes. Cet organisme unicellulaire se distingue par ses dimensions exceptionnelles : une unique cellule plurinucléée, capable de s’étendre sur plusieurs décimètres, parfois davantage, dans les milieux forestiers humides où il se développe à la surface des substrats en décomposition.

Sa structure repose sur un cytoplasme parcouru de flux internes oscillants, qui assurent à la fois la distribution des nutriments et la locomotion. Le déplacement s’effectue par émission de pseudopodes, permettant au plasmodium d’explorer son environnement à une vitesse pouvant atteindre quelques centimètres par heure. Il se nourrit principalement de bactéries et de particules organiques, qu’il absorbe par phagocytose, tout en optimisant ses trajets vers les sources nutritives.

Les aptitudes comportementales de Physarum polycephalum sont particulièrement remarquables. Il est capable de résoudre des configurations spatiales complexes en sélectionnant progressivement les chemins les plus efficaces. Des expériences ont également mis en évidence une forme d’apprentissage élémentaire, l’habituation. Confronté à des substances initialement répulsives mais inoffensives, le blob modifie progressivement sa réponse : après plusieurs expositions, il les franchit sans réticence notable.

Ce comportement, réversible et spécifique à chaque stimulus, traduit une forme de mémorisation transitoire. L’intérêt majeur de ces observations réside dans le fait qu’un organisme dépourvu de système nerveux manifeste néanmoins une capacité d’adaptation fondée sur l’expérience. Le blob apparaît ainsi comme un modèle privilégié pour explorer les origines évolutives des processus d’apprentissage, suggérant que certaines formes primitives de cognition précèdent largement l’émergence des systèmes nerveux.

 

 

Note sur les myxomycètes :

Les Myxomycètes sont des êtres vivants très originaux et intrigants, que l'on a longtemps classé dans le groupe des champignons. Ces organismes à la morphologie changeante, qui vivent dans le bois mort, à l'intérieur des vieilles souches ou dans la litière des forêts,  apparaissent sous la forme de masses gélatineuses plus ou moins colorées. Ils sont doués de mobilité et capables de se déplacer rapidement (plusieurs mm à cm par jour) pour trouver de la nourriture. Ils se nourrissent par phagocytose, absorbant les molécules organiques de végétaux en putréfaction, de bactéries, de champignons,... A un certain stade de leur cycle vital, ils se présentent sous la forme de petites urnes ovoïdes, qualifiées de sporocystes, qui libèrent des spores microscopiques permettant leur dissémination de le milieu environnant.

 

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