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L'andalousite est l'un des trois polymorphes d'Al2SiO5 — avec le disthène et la sillimanite — dont chacun se stabilise dans une plage spécifique de pression et de température. L'andalousite caractérise les métamorphismes de basse pression et de température modérée (moins de 4-5 kilobars, 400 à 700 °C), typiques des auréoles de contact autour des intrusions granitiques ou de chaînes de montagne à fort flux géothermique. Sa présence dans une roche est donc une indication directe des conditions régnant lors du métamorphisme.
En lumière polarisée analysée, cette image de micaschiste révèle une texture fine à très fine, dominée par une foliation prononcée. Le fond micacé multicolore (bleu-teal à magenta pour la muscovite, orangé-doré pour la biotite, gris pour le quartz) est traversé de porphyroblastes — grands cristaux qui ont grandi dans la matrice — présentant des teintes gris-blanc basses propres à l'andalousite. Cette biréfringence modeste, associée à une extinction droite et à un habitus prismatique caractéristique, permet de l'identifier. Des inclusions de minéraux opaques (graphite, ilménite) peuvent dessiner des motifs en croix dans l'andalousite, formant alors la variété appelée chiastolite.
La présence d'andalousite en Grèce illustre le rôle du magmatisme dans le métamorphisme régional méditerranéen. Les batholites hercyniens et alpins ont créé de vastes auréoles thermiques dans leurs encaissants. L'étude de ces minéraux-index permet non seulement de dater les épisodes magmatiques, mais aussi de quantifier les flux de chaleur et de comprendre l'évolution thermique de la croûte dans ces régions tectoniquement actives.
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