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Lumachelle - Coquille de bivalve en CL dans un calcaire coquillier LPA x2,5

Lumachelle - Coquille de bivalve en CL dans un calcaire coquillier LPA x2,5 - gryphea.com
Type : Photographie
Référence : C 8431a
Auteur : Hervé Conge
Edition et PresseNumérique et Internet

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Lumachelle ou calcaire coquillier - Coquille de bivalve en CL dans un calcaire coquiller - lumière polarisée analysée

Coupe transversale d'une coquille entière de bivalve dans un calcaire coquillier riche en restes fossiles (principalement mollusques lamellibranches, brachiopodes et échinodermes), que l'on qualifie aussi de lumachelle. La matrice est formée majoritairement de micrite dans laquelle des grains de quartz de très petite taille sont bien identifiables. 



Les bivalves — moules, huîtres, palourdes et leurs cousins fossiles — fabriquent leur coquille en calcaire (CaCO3) en prélevant les ions calcium et carbonate dissous dans l'eau de mer. Cette coquille est composée de calcite ou d'aragonite arrangée en couches finement organisées, ce qui lui donne sa résistance mécanique. Quand l'animal meurt, la coquille peut se conserver dans les sédiments et finir fossilisée dans un calcaire, où elle constitue un bioclaste — un fragment d'être vivant intégré dans la roche.


Sur cette lame mince, observée en lumière polarisée analysée, on peut distinguer clairement la coupe longitudinale d'une coquille de bivalve dans sa roche hôte. La coquille, courbée en arc, se distingue par sa structure interne : des lamelles de calcite finement organisées apparaissent en teintes irisées vives (rose, vert, blanc) caractéristiques des carbonates biogéniques. La section passe exactement par le crochet du coquillage : on distingue les deux valves symétriques et l’articulation centrale. La limite avec la matrice micritique brun-beige encaissante est nette — c'est la frontière entre le bioclaste et la boue carbonatée qui le cimentait. Quelques veinules de sparite (calcite recristallisée) traversent la section et témoignent de la circulation de fluides après l'enfouissement.


Cette image illustre comment une roche sédimentaire peut constituer un véritable livre d'histoire : chaque fragment, chaque coquille raconte une page de la vie marine passée — l'animal qui l'a sécrétée, l'environnement où il vivait, et les transformations subies depuis sa mort.

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