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L'érosion en haute montagne - extrait
La haute montagne, principalement à cause de l’altitude et des fortes pentes, mais aussi du froid et des variations de température, fonction des jours et des saisons, est un terrain propice pour l’action des agents d’érosion avec des paysages spectaculaires. Le type de paysage présenté, celui du massif granitique du Mont-Blanc en Haute Savoie, est le résultat à la fois des mouvements tectoniques qui soulèvent les reliefs, mais aussi de l’érosion qui les détruit. Le long des parois, lorsque la température se réchauffe, la neige et la glace fondent et l’eau s’infiltre dans les fissures des roches. Puis le froid revient. Dans les fissures l’eau gèle et augmente de volume ce qui provoque la dislocation des blocs qui peu à peu se détachent et tombent au pied des parois ou sur les glaciers...
Véritable fleuve de glace qui se forme par accumulation, puis par compaction de la neige au-dessus de la limite des neiges éternelles, un glacier s’écoule à une vitesse qui, dans nos régions, est de l’ordre de un centimètre à l’heure. Chemin faisant, il reçoit des matériaux qui tombent des parois latérales, et les transporte plus bas. Ces accumulations de matériaux grossiers qui s‘étirent le long du glacier sont des moraines. Sur les différentes langues glaciaires du Massif du Mont Rose, dans le Valais suisse, on peut observer les moraines latérales et la moraine médiane. Dans le même temps, avec sa masse énorme, le glacier rabote les roches à sa base, creuse sa vallée et façonne le relief. Dans sa partie terminale, il fond et abandonne sur place les moraines, monticules de matériaux qui seront à leur tour repris par l’érosion.
Afin de comprendre leur formation et d’assister à leur naissance, il est intéressant d’avoir recours à une expérience de modélisation : une moraine est un matériau hétérogène ayant une certaine cohésion et constitué de particules fines, de sable, de morceaux de roches ainsi que de quelques blocs beaucoup plus gros. Elle est ici reconstituée avec du sable, une petite quantité de plâtre et quelques graviers, le tout mélangé et imprégné d’eau. La pluie de l’arroseur provoque le ravinement du mélange, dont les éléments sont progressivement arrachés et déblayés. La colonne située à l’aplomb des grosses pierres se trouve protégée et reste en relief. Ainsi s’ébauche une cheminée de fée dont la vie est toujours éphémère. Le chapeau finit par tomber et la cheminée disparaît, poursuite incessante du phénomène de l’érosion.
Paysage insolite de la région de Briançon dans les Hautes-Alpes, la « Casse Déserte », au col de l’Izoard, constitue, par son ampleur, un exemple assez unique d’un gigantesque tablier d’éboulis, ou casse. Les éléments sont fragmentés et répartis régulièrement le long des pentes par l’action répétée des alternances de gel et de dégel sur des roches relativement friables, ici des calcaires et des dolomies. Quelques aiguilles plus résistantes n’évoluent pas de la même façon et restent en évidence au milieu des éboulis.
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