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Cette lame en LPA offre la vue complémentaire du gneiss à deux micas du Limousin, la même roche que CN 30950 mais observée avec l'analyseur croisé. En LPA, les teintes d'interférence s'expriment pleinement et permettent d'identifier chaque minéral par sa biréfringence caractéristique. Le résultat est visuellement saisissant pour cette roche riche en micas.
En LPA, l'image s'embrase de couleurs vives. Les grandes lames de biotite affichent leurs teintes de deuxième ordre : orangé-rouge à brun-rouge, parfois rose saumon — couleurs chaudes caractéristiques de ce mica ferrifère. La muscovite, dont la biréfringence est légèrement inférieure à celle de la biotite, produit des teintes jaune-orangé à rose-violet de deuxième ordre, légèrement plus froides. Les grains de quartz restent gris à blanc de premier ordre, et les feldspaths affichent des teintes encore plus basses, gris pâle, avec leurs macles caractéristiques en stries pour les plagioclases. Les grenats, parfaitement isotropes, restent noirs quelle que soit leur orientation. La fabrique planaire est magnifiquement soulignée par l'orientation préférentielle des lames de mica.
La coexistence de biotite et de muscovite en LPA constitue un cas d'école pour l'identification des micas : bien que leurs teintes se superposent partiellement, la biotite tend vers des orangés-rouges plus saturés et possède un pléochroïsme plus prononcé (visible par rotation de la platine), tandis que la muscovite est généralement plus claire, plus dorée. Cette distinction, facilitée par la comparaison avec la vue LPNA, est fondamentale pour quantifier les proportions modales et reconstituer la chimie du protolithe.
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