Les environnements argileux sont souvent caractérisés par des reliefs "mous", peu marqués, où l'eau stagne dans des dépressions, petites ou grandes, et marqués par une érosion superficielle bien identifiable (présence de rigoles, canaux d'écoulement, gorges éphémères,...). Les eaux circulantes y sont systématiquement colorées par les myriades de particules microscopiques qu'elles véhiculent, généralement en brun ou en gris. En période de précipitations, l'eau ne parvient pas à s'infiltrer et ruisselle en permanence vers des points bas, entraînant avec elles les produits d'érosion facilement arrachés au sous-sol.
Les argiles constituent une famille de minéraux, mais sont aussi des roches lorsque celles-ci sont principalement composée de minéraux argileux. Une argilite est une argile qui a subi une induration (diagenèse) par tassement et perte d’eau. Il existe une très grande variété d’argiles, en fonction des minéraux qui les constituent : illite, chlorite, montmorillonite, kaolinite, etc. Le kaolin est une argile blanche avec laquelle on fabrique la porcelaine. Sèche, l’argile est rigide et cassante, mais reste généralement tendre et friable. Humide ou gorgée d'eau, elle acquiert une plasticité remarquable, qui permet des déformations (roche maléable). L’ongle la raye et l’effrite facilement. La poussière qui constitue la roche est identifiable au microscope électronique. Elle est composée de feuillets minéraux de taille ultramicroscopique. Chaque feuillet est un cristal dont la taille ne dépasse pas quelques microns. Chimiquement, les argiles sont des silicates d’aluminium hydratés provenant de l’altération de divers minéraux constituant les roches magmatiques (volcaniques et plutoniques) et métamorphiques.